L’organigramme a changé. Pas le travail.
Diagnostic · Management
J’ai pris cette mission dans une DSI de groupe industriel : 40 personnes, 8,5 M€ de budget, trois départements. Sur le papier, la réorganisation était faite. La démarche avait duré 18 mois. Un cabinet conseil avait réalisé un audit validé par la direction, de nouvelles fonctions avaient été définies et des « recrutements internes » avaient été réalisés au sein de l’équipe IT et dans les métiers pour couvrir ces nouveaux rôles.
Tout était organisé. Pourtant, on travaillait presque comme avant. Le schéma existait, ce qu’il changeait au quotidien n’avait pas été compris.
Alors j’ai commencé par là : écouter pour comprendre où en était chaque individu, et où en était le collectif. Puis définir avec chaque acteur clé, rôle par rôle, sur quoi il était important de travailler et ce qui était attendu de lui. Enfin, assurer un pilotage par les objectifs et un suivi rigoureux et bienveillant.
J’ai remis de l’ordre dans le suivi des projets et dans le budget. Les équipes se sont réengagées. La redéfinition des projets stratégiques a été relancée avec des métiers associés à la démarche dans un rôle actif, et non en simples spectateurs.
Une réorganisation n’est finie que lorsque quelqu’un travaille différemment le lundi matin.
Et chez vous, la dernière réorganisation, qu’est-ce qu’elle a changé le lundi suivant ?