#22 – L’organigramme a changé. Pas le travail.

Qu'a changé votre dernière réorganisation, le lundi suivant ?

L’organigramme a changé. Pas le travail.
Diagnostic · Management

J’ai pris cette mission dans une DSI de groupe industriel : 40 personnes, 8,5 M€ de budget, trois départements. Sur le papier, la réorganisation était faite. La démarche avait duré 18 mois. Un cabinet conseil avait réalisé un audit validé par la direction, de nouvelles fonctions avaient été définies et des « recrutements internes » avaient été réalisés au sein de l’équipe IT et dans les métiers pour couvrir ces nouveaux rôles.

Tout était organisé. Pourtant, on travaillait presque comme avant. Le schéma existait, ce qu’il changeait au quotidien n’avait pas été compris.

Alors j’ai commencé par là : écouter pour comprendre où en était chaque individu, et où en était le collectif. Puis définir avec chaque acteur clé, rôle par rôle, sur quoi il était important de travailler et ce qui était attendu de lui. Enfin, assurer un pilotage par les objectifs et un suivi rigoureux et bienveillant.

J’ai remis de l’ordre dans le suivi des projets et dans le budget. Les équipes se sont réengagées. La redéfinition des projets stratégiques a été relancée avec des métiers associés à la démarche dans un rôle actif, et non en simples spectateurs.

Une réorganisation n’est finie que lorsque quelqu’un travaille différemment le lundi matin.

Et chez vous, la dernière réorganisation, qu’est-ce qu’elle a changé le lundi suivant ?

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Christophe Albarede

Christophe Albarede

Programmes &
Portefeuilles projets

En savoir plus

À lire aussi

« Arrêtez la moitié de vos projets » est un conseil qu’on entend partout. Dans la plupart des organisations, il est inapplicable : aucun des projets en cours n’est de trop. Ce qui est de trop, c’est le périmètre qu’on leur a donné.
Un comité qui commente les écarts n’est pas une gouvernance, c’est un rituel d’information. La différence ne tient pas au nombre de séances, mais à ce que chacune rend décidable.
Un expert affecté à 30 % sur cinq projets travaille à 150 % de sa capacité. Chaque chef de projet, de son côté, voit une allocation raisonnable. Cette arithmétique ne figure dans aucun de vos plannings — et c’est pourtant elle qui décide de vos délais.