Nous consacrons beaucoup de temps à produire des indicateurs. Avancement, budget, charges, risques, jalons… jusqu’à disposer parfois d’une vision extrêmement détaillée de ce qui s’est déjà passé.
Mais piloter ne consiste pas seulement à constater. La véritable valeur d’un tableau de bord apparaît lorsqu’il permet de comprendre suffisamment tôt qu’une trajectoire est en train de changer et qu’une décision devient nécessaire.
Un écart de planning n’est utile que s’il permet d’anticiper ses conséquences. Une surcharge n’a d’intérêt que si elle conduit à arbitrer les priorités. Un risque ne mérite d’être suivi que si l’on sait à quel moment agir.
Le bon indicateur n’est donc pas nécessairement celui qui décrit le mieux la situation. C’est celui qui éclaire une décision ou provoque une action.
C’est aussi ce qui distingue, à mes yeux, le reporting du pilotage.
Le premier explique où nous en sommes.
Le second doit nous aider à décider de ce que nous allons faire.
Avez-vous le même avis ?