Dans beaucoup d’organisations, ce constat devient une évidence silencieuse. On l’intègre, on le justifie par la complexité des projets. Une forme de normalité.
Cette résignation a un coût réel : elle empêche de chercher la vraie cause. Ce n’est presque jamais un problème de compétence des équipes, c’est un problème de niveau supérieur. Trop de projets en parallèle, des priorités qui se neutralisent, des ressources allouées au fil de l’eau plutôt qu’arbitrées.
Lorsque chaque projet est piloté isolément et de manière macro, personne ne peut expliquer pourquoi les délais glissent. Dans un flou général, la cause est rarement visible, tant au niveau du projet que du portefeuille.
En mission au sein d’un groupe de transport, la structuration d’un programme de 110 projets a permis de donner une visibilité sur les échéances majeures et les besoins en ressources, et sécuriser l’atteinte des objectifs.
Les délais non tenus ne sont pas une fatalité. Ils sont un signal : encore faut-il le regarder au bon niveau.
Et vous : ce signal, le regardez-vous encore de près ?